[ LES AMOURS PARTAGÉS ]

FUITE TACITE. CHUTE TRAGIQUE.

[ MUSIQUE ] PLAYLIST DE L'HIVER

BOUCLE BOUCLÉE POUR CHAUSSURES MAL LACÉES | REAL LIES / HELENA HAUFF / PAULA TEMPLE / WHOMADEWHO / D.A.F. / KINDNESS

[ TEXTE ] LES AMOURS PARTAGÉS

L'INSOLUBILITÉ À L'EAU

[ MUSIQUE ] LA PLAYLIST DE L'ÉTÉ PASSÉ

IN AETERNAM VALE / GRAND BLANC / GAY CAT PARK / JESSICA93 / MARIE MADELEINE | [colonne musicale pour vertèbres déplacées]

[ RENCONTRE ] Fou amoureux de.. CLÉMENT.

"Vous croyez qu'on réalise ses rêves ?"

dimanche 28 septembre 2014

SOUVENIR INOPPORTUN : les partages d'humeur du bout du monde / "On m'a (encore) demandé hier soir.."

Pas facile d'ouvrir un nouveau blog, une nouvelle page de sa vie, sans se souvenir des jolies choses d'avant. Alors de temps en temps, on relira les posts qui avaient reçu vos faveurs sur THE INOPPORTUNE.

On commence avec le tout dernier partage d'humeur. Une humeur du bout du monde. Parisienne comme la peste. Maladive comme Paris. Complexe comme un soleil dépressif. Ici. Mais jamais vraiment là.

Le temps file comme si rien n'avait d'importance. On m'a (encore) demandé hier soir. Un mois après qu'un(e) illustre inconnu(e) suggère de me faire interner. Les lacs ont des oreilles. Ce que j'avais bien pu vouloir dire avec mon dernier post. J'ai souri. Peut-être juste intérieurement. Je ne me souviens pas bien. Puis le Rosa résonnait bien fort. J'ai répondu que je savais sans savoir. Qu'il n'y avait rien à lire derrière les mots. Rien qui ne se lise derrière le rideau bien qu'il soit fermé. Rien à deviner surtout. Que les mots étaient là. Bien présents. Bien choisis. Bien ancrés par des pixels d'ordinateur. Rien à deviner, donc. Mais beaucoup à comprendre. Ou pas. Qu'il s'agissait juste de savoir si on voulait y comprendre quelque chose.

Y'a un mec qui dit que notre nom sera oublié avec le temps, que nul ne se souviendra de nos actions. Que tout se dissoudra. Je pense à la cuvette des toilettes. Moi aussi. Aux lieux qui s'enchevêtrent. Et à la caramélisation. Et je repense à cet instant où, encore une fois, on m'a demandé ce que j'avais bien pu vouloir dire avec mon post de la veille. Je repense à ces gens qui sentent que je parle d'eux. Souvent à tort. Puis parfois à raison. Puis à tous ceux qui ne le soupçonnent même pas une seconde. À tous ces désaccords. Ces malentendus. Ces quiproquos un peu froids. Et les maladresses humaines, relationnelles, corporelles, que mes posts ont bien pu engendrer.

Le plaisir aussi. Oui, le plaisir de l'inconnu(e) qui s'approche et te glisse à l'oreille qu'elle/il te lit sans exception, à chaque publication. L'inconnu(e) qui a les yeux un peu baissés à mesure qu'elle/il te parle. La pupille qui se dilate. Et le désir étrange qui naît d'un rien. Parce qu'il est beau. Parce qu'elle est belle. Et qu'il lit tes mots sans te connaître. Le désir qui naît dans la doublure d'une veste en daim noir. Dans la fermeture éclair d'un sac un peu à la mode. Dans le revers d'un pull-over un peu trop beau. De quelques mots que j'ai peut-être mis dans le bon sens. De quelques pensées qui l'ont peut-être touché lui. Touchée elle. La plume qui tourne. Le style qui dort. Le stylo qui mord. Et les doigts qui frappent. Je me voulais pianiste. Fichtre. Aujourd'hui, je suis celle qui ne parvient pas à fermer un blog. Par manque de temps. Et/ou de volonté. Puis par passion aussi. Par passion des problèmes insolubles qui finissent toujours par trouver formule plus irréversible. Passion des têtes qui s'enfoncent dans les murs et finissent toujours par grandir des fissures. Passion des puits sans fond. Aussi. Et tes mots qui s'enfilent comme des colliers de perles blanches.

Les perles blanches aux reflets sombres. Ce sont celles que je préfère. Parce qu'elles ont en elle la déviance qui fait trembler la peau. Et les paupières aussi, quand je lis certains mots. Les perles blanches ont défilé, ici. Elles m'ont souvent demandé, un peu comme toi hier. Un peu comme lui la semaine dernière. Ou comme elle, un soir un peu trop humide de septembre dernier. Si je parlais d'elle. Si je parlais d'eux. De lui et de sa nuque un peu tachetée. De ses problèmes de confiance en la vie. Et de ses doigts qui grincent quand elle est heureuse. De son coeur qui saute quand elle se sent mourir. De ses envies de rien. De ses envies à elle, de tout casser. De tout détruire en un crochet. De sa peur face à l'amour. De ses malaises quand elle fait l'amour. De son genoux gauche qui flanche parfois quand il fait moche. De ses angoisses. De ses fantômes à lui. De ses démons à elle. Qui lui apparaissent le matin. Le dimanche aussi. Des coups qu'il a pris. Des coups qu'elle a donnés. De la tendresse que j'avais avec elle. La sécurité que j'ai trouvée dans ses bras à lui. Le temps de fermer les yeux un instant.

On me demande souvent. Mais le temps file comme si rien n'avait d'importance. Alors qu'importe mes partitions mal rangées. J'écris sur ceux qui ont compté. Puis ceux qui comptent toujours. Mais rien n'a d'importance. Vraiment. Tout sera oublié. Simplement. Et je ne suis qu'un messager. Je répète juste ce que l'on me chuchote à l'oreille. Alors, chut. J'écoute.

L'AMOUR FOU / FOUS D'AMOUR : CLÉMENT




"Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant", disait Kundera dans Amour et hasard. Dans ce livre, sont également mentionnés "sexe", "désir", "sommeil", "territoire", "multiplicité des rapports" mais "amour unique". André Breton lui, voit en l'amour, la source, l'essence même de l'art, et son expression la plus profonde. 
"Je ne nie pas que l'amour ait maille à partir avec la vie. Je dis qu'ils doit vaincre et pour cela s'être élevé à une telle conscience poétique de lui-même que tout ce qu'il rencontre nécessairement d'hostile se fonde au foyer de sa propre gloire" écrit-il dans L'amour fouPour Malraux, ce sera la nécessité, l'expérience, et celui, invincible et indescriptible, d'une mère.

Les amours sont multiples. Nos amours sont multiples. Intransigeants, parfois indécents, fragiles et solubles, vifs comme le vent, malingres comme la faim, carrés ou frappés, glacés ou tangibles, je n'ai assez de dix doigts pour mettre le doigt sur chacun d'entre eux. Ou faudra-t-il que je m'assoie à une table et me laisse porter là, à penser à l'un, puis à l'autre, à pouffer et à rire, à pleurer et à dévisager le mur sur lesquels se reflèteront les vôtres. Il me faudra des heures. Des années. sans doute toute une vie, pour ne serait-ce que commencer à comprendre les miens. Alors dépiautons donc les vôtres. De temps à autres.

J'ai donc décidé de piocher en vous. De creuser un peu. Du bout de l'index gauche. Gauche parce qu'il me faudra ici rester loin tout en étant là, à vous écouter vous épancher, parfois avec pudeur, souvent avec humour et finesse, et de temps en temps, avec volumes et gourmandises. 

CLÉMENT
/ 20 ANS -  ÉTUDIANT - ESAG Penninghen Paris /




La notion d'amour fou, ça t'évoque quoi ?
Vous croyez qu'on réalise ses rêves ?

Des oeuvres qui ont bouleversé ta vision de l'amour ?
Le Ravissement de Lol V. Stein, Marguerite Duras 

Si tu n'étais pas toi, tu tomberais amoureux de.. toi ?
Non. 

Et sinon..  J'écoute beaucoup Peine Perdue (Je penche, Isolée, Fausse Compagnie...) et 18+ (Midnight Lucy, Nectar ft Aids-3d...) et j'envisage de revoir In the Mood for Love de Wong Kar Wai, et Tati Danièle d'Etienne Chatiliez.



Le mot de l'auteur : "Il est de ces êtres absolument fabuleux qui marquent une vie. Même si demain les portes se ferment, mon coeur comme une petite puce, s'en souviendra les dents blanches et bien en vue. Les yeux d'Clément, c'est comme une K7 audio du tube de tes 15 ans. Une (re)découverte quotidienne, un éclat de rire du vendredi soir, une minauderie du matin, un réconfort qui continue d'combler les vides qui ne cessent de s'creuser."

© photo d'ouverture : Clem.